Culture 2015 V1

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Arnaud Desplechin. © Shanna Besson - ©Shanna Besson
18 janvier 2021

[Conférence] : Cinéma : un art de l’ellipse, Arnaud Desplechin Interrogé par Jacques Kermabon

En collaboration avec l’Institut audiovisuel de Monaco, la Fondation Prince Pierre vous propose une rencontre avec Arnaud Desplechin. Illustrant ses propos avec des extraits de ses films, le cinéaste évoquera, en compagnie de Jacques Kermabon, les enjeux qui le motivent et sa vision d’un tournage. Un échange rare et intime avec l’un des plus talentueux réalisateurs du cinéma français le lundi 25 janvier à 15h au Théâtre des Variétés à Monaco.

 

Cette conférence sera diffusée en direct sur la chaîne Youtube de la Fondation Prince Pierre.

©Shanna Besson

On imagine parfois que la vocation du cinéma est de montrer des personnes, des corps, des lieux, des actions, des relations, tout un ensemble face auquel le plaisir du spectateur serait lié au plaisir de voir sans être vu. Le travail de la mise en scène consisterait alors en bonne part à élaborer un monde de fiction plausible auquel le spectateur puisse croire, voire s’identifier. Au départ, il y a le plus souvent un scénario et chaque cinéaste s’empare à sa manière de ce texte dont il est parfois l’auteur.

« Quand on fabrique », dit Arnaud Desplechin, « on le fait avec des intuitions, et ce qui est primordial pour moi, ce sont les acteurs ; le placement des caméras est lié au fait de ne pas les embêter, de ne pas faire trop de prises mais d’en faire suffisamment. Il y a beaucoup de stratégies qui se mettent en place, c’est comme une scène de théâtre. »

Un des enjeux de la mise en scène peut alors plus apparaître comme le souci de sonder des mystères au lieu d’apporter des réponses, de suggérer plutôt que d’affirmer. Le travail du film relèverait moins du souci de créer un monde visible que de le faire pressentir par des ellipses.

Né à Roubaix en 1960, Arnaud Desplechin intègre l’IDHEC en 1980. En 1991, il fait une entrée fracassante dans le cinéma français en réalisant, à quelques mois d’intervalle, La Vie des morts (Prix Jean-Vigo 1991) et La Sentinelle, en compétition à Cannes en 1992. Suivent Comment je me suis disputé … (ma vie sexuelle) et Esther Kahn, son premier film en langue anglaise. Il reçoit le prix Louis-Delluc en 2004 pour Rois et Reine, grand succès public et critique, renouvelé avec Un conte de Noël (2008). En 2012, il réalise son premier film aux Etats-Unis, Jimmy P. (Psychothérapie d’un Indien des Plaines), d’après le livre de George Devereux. Trois souvenirs de ma jeunesse lui a valu le César du meilleur réalisateur en 2016. Les Fantômes d’Ismaël fait l’ouverture du Festival de Cannes 2017, hors compétition, tandis que Roubaix, une lumière concourt à la Palme d’or en 2019.

Prochaine conférence :

Lundi 15 février - 18h30 (horaire à confirmer) : Jérôme Bastianelli, « Mais qui était donc Vinteuil ? » 

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Entrée libre (places limitées) -  Réservation conseillée :

sur www.fondationprincepierre.mc 

Renseignements : (+377) 98 98 85 15

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