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03 octobre 2018

"Aquarius" de Kleber Mendonça Filho - Mardi 16 octobre 2018, 20h00, Théâtre des Variétés, Monaco

Dans le cadre du label "Mardis du Cinéma" du cycle "Tout l'art du Cinéma à Monaco" sur le thème "Femmes, Femme" : AQUARIUSKleber Mendonça Filho (2016)Brésil, France, 2016, Couleurs, 145 min.Réalisation et scénario : Kleber Mendonça Filho. Image : Pedro Sotero, Fabricio Tadeu. Son : Ricardo Cutz. Décors : Juliano Dornelles, Thales Junqueira. Costumes : Rita Azevedo. Montage : Eduardo Serrano. Production : Cinemascópio Produções, SBS Productions. Avec : Sonia Braga (Clara), Maeve Jinkings (Ana Paula), Irandhir Santos (Roberval), Humberto Carrão (Diego), Zoraide Coleto (Ladjane), Fernando Teixeira (Geraldo), Buda Lira (Antonio), Paula de Renor (Fatima).L’HISTOIRE : Clara, la soixantaine, ancienne critique musicale, est née dans un milieu bourgeois de Recife, au Brésil. Elle vit dans un immeuble singulier, l’Aquarius, construit dans les années quarante, sur la très huppée Avenida Boa Viagem qui longe l’océan. Un important promoteur a acheté tous les appartements mais elle se refuse à vendre le sien. Elle va entrer en guerre froide avec la société immobilière qui la harcèle. Très perturbée par cette tension, elle repense à sa vie, à son passé, à ceux qu’elle aime...CRITIQUE : Ce deuxième long métrage, qui tient les promesses engagées par l’époustouflant "Bruits de Recife", gagne en incarnation ce qu’il a perdu en froide maestria. Instantané rageur du Brésil contemporain, chronique du temps qui passe, "Aquarius" est aussi un solaire portrait de femme, entièrement arrimé à l’impériale Sonia Braga qui, dans le rôle de Clara, sexagénaire refusant de vendre son appartement à des promoteurs, semble porter sur son visage toute l’intelligence du film et les destinées du pays. (…) Refusant tout fatalisme, opposant farouchement le désir à la consommation, la conscience à l’aveuglement, la transmission à l’ignorance, le film se transforme en manifeste politique dont le beau visage est celui, inattendu, d’une femme qui peine à se souvenir du nom des domestiques en arrière-plan de ses photos de famille. Une femme debout dans un monde d’hommes, décidée à habiter un immeuble-fantôme devenu immeuble-fantasme, et retournant leurs armes contre ses agresseurs dans une dernière scène faisant l’effet électrique d’une gifle.Elisabeth Franck-Dumas in Libération du 28 septembre 2016

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