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02 octobre 2019

"Charell" et "Montparnasse" - Mardi 8 octobre 2019, 20 heures, Théâtre des Variétés

Label "Un roman, un film".En partenariat avec la Fondation Prince Pierre de Monaco, l'Institut audiovisuel propose chaque année depuis 2004, une projection où sont réunis des documents d’archives et un long (ou moyen) métrage adapté de l’œuvre d’un écrivain qui a obtenu le prix littéraire de la Fondation. Hommage est rendu cette année à Patrick Modiano, prix littéraire de Monaco en 1984.Première partie : Programme d’archives.Deuxième partie : Projections de "Charell" de Mikhaël Hers (2006) et de "Montparnasse" de Mikhaël Hers (2009).CHARELL de Mikhaël Hers (2006)​France, Couleurs, 45 minutes.Adapté du roman "De si braves garçons" de Patrick Modiano, paru aux éditions Gallimard en 1982.L’HISTOIRE : ‘Il était neuf heures du soir et je passais devant le hall de gare de la porte Dauphine. Un visage, le front appuyé à la vitre de cet aquarium. Lui aussi me reconnut. Après vingt ans, nous n’avions pas changé. C’était toi, Charell.’’CRITIQUE : Ne connaissant rien des motifs qui ont poussé Mikhaël Hers à décider pour sa première réalisation de s’inspirer du roman de Patrick Modiano, De si braves garçons, nous sommes libres d’imaginer, par exemple, que l’envie ait pu naître de connivences entre l’écriture de Modiano et le caractère indécidable des ombres qui, au cinéma, s’agitent devant nos yeux. Là où l’essentiel du cinéma de fiction tient à caractériser les personnages, à les inscrire dans une action, à motiver leurs gestes au prisme de ressorts psychologiques, Charell se joue de leur existence fantomatique, de leurs imprécisions, de leur vacance, de leurs attentes, sans qu’on puisse saisir la logique de leurs comportements.Jacques Kermabon in Bref n° 76, p. 40, janvier-avril 2007.​MONTPARNASSE de Mikhaël Hers (2009)France, Couleurs, 58 minutes.L’HISTOIRE : Une nuit, trois jeunes femmes, le néon des boulevards, quelques rues désertées, une galerie marchande, un jardin endormi, le parvis de la tour, l’esplanade de la gare, le café du départ, un appareil photo, un concert, une terrasse, puis la ville qui s’éveille, Montparnasse....CRITIQUE : D’un film à l’autre, sensation assez rare de tenir un cinéaste évoluant dans la vie plutôt que dans le cinéma. Montparnasse, c’est un quartier, trois dialogues – complices, gênés, séducteurs –, trois segments d’égale longueur, trois tranches de nuit. Pour autant le film n’est pas à sketches. Sa belle unité tient avant tout à cette délicate direction d’acteurs qui hissait très haut Primrose Hill, à une rare proximité au quotidien, à la douceur d’un regard porté sur des êtres que l’on reconnaît assez facilement comme des proches. (…) Si Montparnasse bouleverse, c’est par l’attention que Hers prête aux visages, par sa manière de revitaliser un simple champ / contrechamp, de laisser les émotions affleurer plutôt que de céder à l’hystérie du naturalisme.Stéphane Kahn in Bref n° 88, p. 27, juillet-août 2009.

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