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03 avril 2019

"Elena" - Mardi 16 avril 2019, 20h00, Théâtre des Variétés de Monaco

En première partie, l’instantané ‘‘Monaco en films’’ et un court métrage : "Le Silence" (Il Silenzio) de Farnoos Samadi et Ali Asgari [France • 2016 • Couleurs • 15 minutes.]Fatma et sa mère son réfugiés kurdes en Italie. Lors d'une consultation médicale, Fatma doit traduire ce que le médecin dit à sa mère, mais la jeune fille garde le silence.ELENAAndreï Zviaguintsev - Russie, 2011, couleurs, 109 minutes.Réalisation : Andreï Zviaguintsev. Scénario : Oleg Neguine, Andreï Zviaguintsev. Image : Mikhaïl Kritchman. Décors : Vasili Gritskov, Valeri Zhukov. Direction artistique : Andreï Ponkratov, Maxim Korsakov. Costumes : Anna Bartuli, Nastia Vishnevskaya, Tatiana Chernyakova. Son : Andreï Dergatchev, Stanislav Krechkov. Montage : Anna Mass. Production : Non-Stop Productions. Avec : Nadejda Markina (Elena), Andreï Smirnov (Vladimir), Elena Liadova (Katerina), Alexeï Rozine (Sergeï), Evgenia Konushkina (Tatiana), Igor Ogurtsov (Sasha), Vasili Michkiv (l’avocat), Alexeï Maslodudov (Vitek).​L’HISTOIRE : Elena et Vladimir forment un couple d’un certain âge. Ils sont issus de milieux sociaux différents. Vladimir est un homme riche et froid, Elena une femme modeste et docile. Ils se sont rencontrés tard dans la vie et chacun a un enfant d’un précédent mariage. Le fils d’Elena, au chômage, ne parvient pas à subvenir aux besoins de sa propre famille et demande sans cesse de l’argent à sa mère. La fille de Vladimir est une jeune femme négligente, un peu bohème, qui maintient son père à distance.CRITIQUE : Andreï Zviaguintsev devient l’égal des plus grands avec ce conte noir, aiguisé comme un scalpel, où il dissèque un crime de classe dans un pays qui ne sait même plus ce que c’est. Son habileté, c’est de ne jamais filmer des sentiments, mais des comportements. Lors d’un dénouement féroce, on voit la famille d’Elena occuper son bel appartement. En les voyant s’installer sans gêne et déjà chez eux, on a la fugace impression de les reconnaître. Ils ressemblent, ces envahisseurs, à des silhouettes imaginées jadis par Buñuel. Ce sont les mendiants de Viridiana, qui investissent, pour le meilleur et pour le pire, un monde longtemps interdit.Pierre Murat, in Télérama n° 3409, du 13 mai 2015.

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