Logo Institut audiovisuel de Monaco

vidéo

14 novembre 2018

"L'Ange Bleu" de Josef von Sternberg - Mardi 20 novembre 2018, 20h00, Théatre des Variétés, Monaco

En première partie, l’instantané ‘‘Monaco en films’’ et un court métrage "On a gaffé "de Leo McCarey (États-Unis • 1928 • N&B • 20 minutes.)

Prétextant aller au théâtre, Laurel et Hardy se rendent en fait dans un tripot pour jouer au poker. Leurs épouses restées à la maison apprennent qu'un incendie a détruit le théâtre...L

’ANGE BLEU de Josef von Sternberg (1930)​"Der Blaue Engel" • Allemagne – 1930 – Noir et blanc – 108 minutes.Réalisation : Josef von Sternberg. Scénario : Karl Vollmöller, Robert Liebmann, Josef von Sternberg, d’après le roman Professor Unrat oder Das Ende eines Tyrannen de Heinrich Mann. Adaptation : Carl Zuckmayer. Image : Günther Rittau, Hans Schneeberger. Son : Fritz Thiery. Musique originale : Friedrich Höllander. Chansons : Friedrich Höllander, Robert Liebmann. Décors : Otto Hunte, Emil Hasler. Costumes : Tihamer Varady. Montage : Sam Winston, Walter Klee. Production : Erich Pommer pour UFA - Universum-Film AG. Avec : Emil Jannings (le professeur Immanuel Rath), Marlene Dietrich (Lola-Lola, Fröhlich), Kurt Gerron (Kiepert, le magicien), Rosa Valetti (Guste Kiepert), Hans Albers (Mazeppa), Reinhold Bernt (le clown), Eduard von Winterstein (le directeur d’école), Hans Roth (le bedeau), Rolf Müller (Angst, un élève), Roland Varno (Lohmann, un élève), Carl Balhaus (Ertzum, un élève).

L’HISTOIRE : Le professeur Immanuel Rath enseigne la littérature anglaise dans le lycée d’une petite ville de province allemande, où il mène une existence routinière. Vieux célibataire, il est méprisé et chahuté par ses élèves. L’enseignant découvre un jour que certains d’entre eux fréquentent un cabaret mal famé nommé L’Ange bleu. Il s’y rend, dans l’intention de dissuader l’établissement de pervertir ses élèves. Au cabaret, le professeur Rath tombe sous le charme de la chanteuse court-vêtue, Lola-Lola...

CRITIQUE : Sternberg n’avait tourné qu’un seul film parlant avant L’Ange bleu, mais il avait appris dans les studios américains à se servir du son de manière plus efficace que le ne faisaient les cinéastes allemands à la même époque : remarquez le jeu des portes, d’où s’échappent, dès qu’on les ouvre, des lambeaux de rires, de chansons. En ce début du sonore, il ne sait pas encore utiliser les enchaînements du son et leur ‘‘diminuendo’’ quand les portes ou les fenêtres se ferment. Mais au clair-obscur allemand, Sternberg a su associer un impressionnisme scintillant, éblouissant en même temps qu’un érotisme visuel dès que s’allument les feux de la rampe, dès que Marlene charge ses chansons de toute la tension ambiguë de l’atmosphère.

Lotte H. Eisner, L’Écran démoniaque, éditions Terrain vague, 1964.

© 2012/2018 - Institut audiovisuel de Monaco - Monaco Channel