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24 septembre 2018

"Le coup de grâce" de Volker Schhlöndorff - Mardi 2 octbre 2018, 20h00, théâtre des Variétés

"UN ROMAN, UN FILM" : En partenariat avec la Fondation Prince Pierre de Monaco, l'Institut audiovisuel de Monaco propose une projection où sont réunis des documents d’archives et un long métrage adapté de l’œuvre d’un écrivain qui a obtenu le prix littéraire de la Fondation. Hommage est rendu cette année à Marguerite Yourcenar, prix littéraire de Monaco en 1972.Film programmé : Le Coup de grâce de Volker Schlöndorff (1976). Première partie : Programme d’archives sur Marguerite Yourcenar et Volker Schlöndorff, réalisé par l'Institut audiovisuel de Monaco.LE COUP DE GRÂCE"Der Fangschuss" • RFA – France – 1976 – noir et blanc – 97 min.Réalisation : Volker Schlöndorff. Scénario : Jutta Brückner, Margarethe von Trotta, Geneviève Dormann, d’après le roman de Marguerite Yourcenar paru aux éditions Gallimard. Image : Igor Luther. Costumes : Ingrid Zoré. Montage : Jane Sperr. Musique : Stanley Myers. Production : Argos Films, Bioskop Film, Hessischer Rundfunk. Avec : Margarethe von Trotta (Sophie de Reval), Matthias Habich (Erich von Lhomond), Rüdiger Kirschstein (Conrad de Reval), Marc Eyraud (docteur Paul Rugen), Bruno Thost (Chopin), Frederik von Zichy (Franz von Aland), Valeska Gert (tante Praskovia), Mathieu Carrière (Volkmar von Plessen).L’HISTOIRE : 1919, la grande guerre vient de s’achever. Dans un château du Courlande, région de la Lettonie, une jeune femme propriétaire terrienne survit aux bouleversements du conflit. Une nuit, un groupe de ‘‘corps francs’’, constitué de soldats et officiers vaincus en 1918, se replient au château. Conrad de Reval, frère de la châtelaine, fait partie de ce groupe, ainsi que son ami d’enfance, Erich von Lhomond. La jeune femme s’éprend d’Erich, alors que celui-ci voue une tendre admiration à Conrad...​CRITIQUE : Âpre, farouche et, oui, noble, et non parce que les protagonistes sont des aristocrates mais parce que, fidèles à une certaine conception héroïque de l’amour-propre, ils refusent de tricher avec qui que ce soit et surtout pas avec eux-mêmes, le film est sans cesse en accord avec cette aventure terrible et désolante qui rapproche et oppose des êtres beaux, fiers, exigeants, intransigeants, lucides, hélas, inexorablement, devant la ruine des temps révolus, dévastés par le désespoir et par un goût du va-tout exaltant cet appétit d’absolu qu’a normalement leur jeunesse, au fond pourrie de solitude, perdus dans le délabrement d’un château au fond d’un parc dans un coin d’une province obscure, entre une mer glaciale et la lisière de cette immense forêt russe où rôdaient encore, au début du siècle, les derniers troupeaux d’aurochs de la préhistoire.Jean-Louis Bory in Le Nouvel Observateur du 15 novembre 1976.

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