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23 octobre 2019

"Les Nibelungen" de Fritz Lang, dimanche 3 novembre 2019 à 11h et 15h, Opéra Garnier, Monaco

Ciné-concert en partenariat avec l'Opéra de Monte-Carlo. Première partie à 11h et deuxième partie à 15h.

Accompagnement musical au piano par Jean-François Zygel.

Die Nibelungen. Allemagne, 1924, noir et blanc. 1re partie : Siegfrieds Tod (La Mort de Siegfried), 144 min., muet, intertitres vostf 2e partie : Kriemhilds Rache (La Vengeance de Kriemhild), 122 min., muet, intertitres vostf Réalisation : Fritz Lang. Scénario : Thea von Harbou. Image : Carl Hoffmann, Günther Rittau, Walter Ruttmann. Musique originale : Gottfried Huppertz. Décors : Otto Hunte, Erich Kettelhut, Karl Vollbrecht. Costumes : Paul Gerd Guderian, Aenne Willkomm, Heinrich Umlauff. Montage : Paul Falkenberg. Production : Decla-Bioscop AG (Berlin), UFA - Universum-Film AG (Berlin). Avec : Margarete Schön (Kriemhild), Hanna Ralph (Brunhild), Paul Richter (Siegfried), Gertrud Arnold (la reine Ute), Theodor Loos (le roi Günther) Hans Carl Müller (Gerenot), Erwin Biswanger (Giselher), Bernhard Goetzke (Volker von Alzey), Hans Adalbert Schlettow (Hagen Tronje), Hardy von Francois (Dankwart), Georg John (Mime le forgeron, Alberich le Nibelungen / Blaodel), Frida Richard (une servante runique), Georg Jurowski (le prêtre).

Histoire : fils du roi Siegmund, Siegfried termine son apprentissage chez le nain Mime où il se forge une magnifique épée. Désormais, il peut retourner chez lui, mais l’ambitieux jeune homme veut se rendre à Worms, capitale des Burgondes, pour conquérir la belle Kriemhild, sœur du roi Gunther. Traversant une forêt, il triomphe d’un dragon. Suivant les conseils d’un oiseau, il se trempe dans le sang du dragon qui le rend invulnérable à l’exception d’un endroit de son épaule où s’est posée une feuille de tilleul. Son voyage le mène ensuite sur le territoire des Nibelungen où il s’empare du trésor volé aux filles du Rhin par le roi des nains, Alberich.

Critique : après Les Araignées et Mabuse, c’est ici le troisième film de Lang à deux épisodes et sans contexte le plus ambitieux. Les Nibelungen fut aussi la plus grosse production de Erich Pommer dont le tournage dura plus de trente semaines et requit de nombreux décors ainsi qu’une abondante figuration. (…). Le film fut âprement – et injustement – critiqué pour son idéologie nationaliste. En fait c’est un pur film de Lang, semblable à de nombreux autres, antérieurs et postérieurs, de l’auteur : une histoire de haine, de meurtre et de vengeance (…). Les Nibelungen sont à l’évidence pour leurs auteurs une histoire d’hommes et de femmes plutôt que de héros et de Dieux, et le fatum qui régit toute l’œuvre de Lang commande la conduite de l’action, même si certains aspects relèvent d’un univers magique.

Jacques Lourcelles in Dictionnaire du cinéma, p. 1027, Robert Laffont, 1992.

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