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23 mai 2018

"Noce en Galilée" de Michel Khleifi - Mardi 5 juin 2018, 20h30, Théâtre des Variétés, Monaco

En première partie, l’instantané ‘‘Monaco en films’’ et un court métrage 'Le Bruit du gris' de Stéphane Aubier et Vincent Patar [Belgique, France, 2016, Couleurs, 5 minutes]

Dans le hall de la maison, grise et terne, Cowboy et ses comparses remplissent le lieu, lui donnant vie et couleur...

NOCE EN GALILÉE

Michel Khleifi (1987)​Belgique, France, Royaume-Uni, République Fédérale d'Allemagne, 1987, couleurs, 115 minutes

Réalisation et scénario : Michel Khleifi. Image : Walther Van den Ende. Son : Dirk Bombey, Ricardo Castro. Musique originale : Jean-Marie Sénia. Décors : Yves Brover-Rabinovici, Rachid Michrawi. Costumes : Anne Verhoeven. Montage : Marie Castro-Vasquez. Production : Marisa Films, ZDF- Zweites Deutsches Fernsehen, LPA - Les Productions Audiovisuelles. Avec : Youssef Abou Warda (Bacem), Anna Achdian (la mariée), Nazih Akleh (le marié), Sonia Amar (Soumaya), Eyad Anis (Hassan), Waël Barckouti (Ziad), Mohamed Daghach (oncle Khamis), Tali Dorat (soldate).

L’HISTOIRE : Adel s’apprête à se marier. Son père, le Moukhtar du village, a demandé l’autorisation à l’occupant israélien. Il a même invité le gouverneur et les soldats à venir participer à la fête, en les priant de bien vouloir rester jusqu’au bout. Dans le village, tous s’affairent. Dans l’ombre, plusieurs villageois, entraînés par Ziad, ont l’intention de profiter de l’occasion pour éliminer les soldats invités. Tandis que la fête bat son plein, les deux jeunes époux, retirés dans leur chambre, tentent en vain de ‘‘consommer’’ leur union.

CRITIQUE : La justesse du regard de Khleifi n’est certes pas le fruit du hasard, puisqu’il est l’auteur de nombreux reportages sur les Palestiniens en territoires occupés. Sa force tient à son juste équilibre, à cette façon de montrer que la guerre n’est pas seulement affrontement physique, qu’elle est aussi une secousse violente qui, d’un coup, transforme les fissures d’une société traditionnelle en failles béantes. Là où le film devient plaisir, c’est dans cette alternance bien dosée entre tensions et joies, dont l’amplitude croît au fur et à mesure que la fête s’avance.

Frédéric Sabouraud in Cahiers du cinéma n° 401, novembre 1987

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