Logo Institut audiovisuel de Monaco

vidéo

07 novembre 2018

"Sourires d'une nuit d'été" d'Ingmar Bergman - Mardi 13 novembre 2018, 20h, Théatre des Variétés.

En première partie, retrouvez notre instantané ‘‘Monaco en films’’ et un court métrage : 'Les Mistons' de François Truffaut.À Nîmes, une bande de gamins jaloux (les mistons) rend la vie impossible à un couple d'amoureux : Bernadette et Gérard.[France • 1956 • Noir et blanc • 18 minutes.]SOURIRES D’UNE NUIT D’ÉTÉIngmar Bergman (1956)"Sommarnattens leende" • Suède, 1956, noir et blanc, 102 minutesRéalisation et scénario : Ingmar Bergman. Image : Gunnar Fischer. Son : P.O. Pettersson. Musique : Erik Nordgren. Décors : P.A. Lundgren. Costumes : Mago. Montage : Oscar Rosander. Production : SF - Svensk Filmindustri. Avec : Ulla Jacobsson (Anne Egerman), Gunnar Björnstrand (Fredrik Egerman), Eva Dahlbeck (Desiree Armfeldt), Björn Bjelfvenstam (Henrik Egerman), Margit Carlqvist (la comtesse Charlotte), Jarl Kulle (le comte Carl Magnus Malcolm), Harriet Andersson (Petra), Åke Fridell (Frid), Naima Wifstrand (Madame Armfeldt), Jullan Kindahl (la cuisinière).L’HISTOIRE : Une petite ville de Suède, vers 1900. L’avocat Fredrik Egerman a épousé en secondes noces une très jeune femme qui a l’âge de son fils, étudiant en théologie. Mais cet avocat est un don juan prolongé, secrètement angoissé de n’avoir pas su reconstruire son foyer et la jeune femme, frustrée, cherche des compensations peu innocentes avec la soubrette en même temps qu’elle perturbe les études de son beau-fils, grand adolescent refoulé. Egerman revoit Désirée, une ancienne maîtresse, actrice de théâtre, qui a pour autre amant, un militaire jaloux et intraitable, le comte Malcolm...CRITIQUE : Entre le point de départ et le point d’arrivée, un éblouissant ballet, un subtil quadrille dont chaque figure est un enchantement pour les yeux et pour l’esprit. On pense à La Règle du jeu, à Shakespeare, à Marivaux, à Strindberg, à Anouilh… à Feydeau où il y a aussi quelque part un lit qui glisse d’une chambre à l’autre par quelque mécanisme malicieux. C’est surtout à Bergman - auteur complet de son film – qu’il faut penser, tant chaque thème, chaque ressort, chaque arabesque, trouvent des équivalences dans le reste de son œuvre. Quel que soit le mode, tragique ou léger, c’est toujours la nostalgie du paradis perdu, la quête ou la reconquête d’une harmonie insouciante et heureuse. Jean-José Richer in Cahiers du cinéma n° 61, juillet 1956.

© 2012/2018 - Institut audiovisuel de Monaco - Monaco Channel